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Problématique de l’état civil au Sénégal : Mme Astou Diouf Gueye plaide pour la mise en place d’un grand programme national

La coordonnatrice du projet de vulgarisation et de protection des droits des femmes, Madame Astou Diouf Gueye a plaidé, ce vendredi, pour la mise en place d’un grand programme national en y associant plusieurs ministères et acteurs du secteur pour résoudre la problématique de l’état civil au Sénégal.

 » Le projet de vulgarisation des droits des femmes qui met l’accent sur la problématique de l’état civil dirigé par la Croix Rouge n’est pas suffisant pour endiguer le problème. Cela m’incite à dire que il est temps qu’on pense à une approche multi-sectorielle, multi-acteurs pour résoudre la question autour d’un grand programme national qui va intégrer les secteurs qui interviennent dans l’état civil notamment le ministère des collectivités territoriales, le ministère de la justice, le ministère de la femme, le ministère des affaires étrangères mais aussi avec des organisations comme la Croix Rouge sénégalaise, les populations, les délégués de quartier, les imams qui ont un rôle à jouer. Ceci pourra permettre à notre pays de pouvoir régler la lancinante question liée à civil et qui touche la vie des citoyens concernant le mariage, divorce, héritage entre autres  » a déclaré Mme Gueye.

Elle s’exprimait lors de la cérémonie de clôture d’un atelier de formation des GPF de la commune de Dakar Plateau axé sur les droits humains, politiques, gouvernance locale et l’état civil.

 » Il s’agit de trois thématiques liées surtout dans le contexte de la participation des femmes dans les instances de décisions. Au niveau communautaire, les acteurs sont confrontés à l’établissement d’acte d’état civil, question déterminante dans la jouissance de leurs droits fondamentaux. Ce qui justifie les choix de ces trois thématiques. La localité bénéficiaire est la commune de Dakar Plateau. Cette session a regroupé des femmes relais, élues, des officiers d’état civil, des acteurs communautaires, des femmes volontaires de la Croix Rouge, bajenu Gox et des jeunes. Cette session m’a particulièrement marqué dans la mesure ou j’ai trouvé des acteurs engagés, qui ont manifesté leur satisfaction par rapport aux connaissances acquises, aux outils mis à leur disposition et leur détermination à améliorer les conditions de vie des femmes et de leur communauté de manière générale  » a poursuivi la coordonnatrice.

Elle entre dans le cadre de la coopération entre la Croix rouge sénégalaise et espagnole. Ces activités sont une suite logique des plans d’action du programme de vulgarisation et de protection des droits humains des femmes dans les régions de Dakar, Thiès, Louga et Diourbel.

Lancé en mars 2016, le bilan du projet du vulgarisation et de promotion des droits des femmes est jugé positif par la coordonnatrice.

Selon elle, des milliers de femmes ont été formées. Chaque année, le projet forme au minimum 500 femmes sans compter les forums qui touchent le public à grande échelle. Le projet a touché quatre régions, plusieurs communes avec des activités riches en terme de formations, de causeries et de forums.

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