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Amath S. Kamara, Sg du Sepe, sur l’absence de l’école dans le discours de fin d’année de Macky : «Cela montre son mépris manifeste envers les soldats de la craie»

Amath Suzanne Kamara, Secrétaire général du Syndicat des enseignants du préscolaire et de l’élémentaire (Sepe), a son appréciation du message à la Nation du président de la République, Macky Sall, prononcé le 31 décembre dernier. Le syndicaliste, membre de l’Apr aussi, estime que dans ce discours, «l’école a été laissée en rade» par le président de la République qui, selon lui, «n’a parlé que du recrutement des 8000 enseignants, sans toucher les difficultés auxquelles la corporation est confrontée». «Cela montre son mépris manifeste envers les soldats de la craie, mais aussi une absence de bilan, traduisant l’incompétence des autorités en charge de ce secteur», note M. Ka­mara. «Pour redonner à l’école et à l’éducation, ses titres de noblesses, les enseignants par ma voix, au nom du syndicat que je dirige, exige du gouvernement, la mise en œuvre et la matérialisation des accords et engagements», déclare le Secrétaire général du Sepe. Amath Suzanne Kamara demande aussi «au gouvernement, de trouver des solutions aux questions nouvelles». «Il y a eu des accords qui ont été signés entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, depuis 2014. Il y en a qui parlent de 2018. Il y a aussi des questions nouvelles. On demande au gouvernement d’ouvrir des négociations par rapport aux nouvelles questions», souhaite le Sg du Sepe, avant de réclamer «le paiement dû aux enseignants, la résorption du gap du règlement prêt Dmc». «Depuis l’avènement de la deuxième alternance, ce crédit Dmc est en berne, alors que 30 mille enseignants attendent d’en bénéficier», signale M. Kamara.
«La révision du Code général des impôts pour la baisse substantielle des taxes exercées sur les salaires, les indemnités et les autres montants à percevoir», sont d’autres revendications des enseignants du Sepe. «Il y a une surimposition des impôts. On en paie trop. Vous percevez un rappel de 5 millions de francs Cfa, vous ne recevez même pas 3 millions, presque plus de 2 millions d’impôts, c’est exorbitant», s’offusque le Sg du Sepe.
Prônant une solution pour «éradiquer les lenteurs dans le traitement des dossiers des enseignants, dans la production des différents actes d’avancement, de validation et de reclassement», Amath Suzanne Kamara plaide aussi pour l’augmentation du budget alloué à l’éducation préscolaire et la dotation suffisante de manuels scolaires pour l’enseignement arabe et l’éducation religieuse, l’éradication des abris provisoires, le recrutement en nombre suffisant d’enseignants, le respect des engagements sur l’habitat. Il souhaite la prise en charge des enseignants décisionnaires «pour les verser dans la Fonction publique», l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans, avec possibilité d’option, «s’avère plus que nécessaire», selon lui, «pour résorber le déficit d’enseignants», tout en déclarant que : «Le gouvernement doit ouvrir des négociations sur cette question.»
Au sujet des élections de représentativité prévu en dé­cembre prochain,  le Sepe «n’acceptera un quelconque report» de ces dites élections, fait savoir son Secrétaire général.

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