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Doudou Kâ réplique à Sonko: «Je préfère être un acteur politique mineur qu’un violent acteur politique majeur»

Quelques heures après la sortie du leader de Pastef, qui soutient que les partisans de Doudou Ka sont responsables des «violences» notées lundi au quartier Boucotte, le président du Mouvement Doggu pour le grand Sénégal a pris à son tour la parole pour plaider non coupable. Selon Doudou Kâ, le chef des patriotes est «un violent acteur politique».

«Quand Sonko s’éloigne de Ziguinchor, la violence s’éloigne de Ziguinchor», assure Doudou  Kâ. Le Directeur général de l’Aibd, qui tenait un point de presse à son domicile sis au quartier Boucotte, n’y est donc pas allé avec le dos de la cuillère pour apporter une cinglante réplique au chef de file des patriotes. Lequel l’avait accusé quelques heures auparavant d’avoir été à l’origine des incidents du lundi. Et c’est pour présenter d’abord ses regrets à toute la population sénégalaise par rapport à ces affrontements

Ensuite pour rétablir, dit-il, les faits sur les contre-vérités de Ousmane Sonko. Il dit : «C’est quand j’étais à une rencontre avec les paroissiens que j’ai été informé que le sieur Ousmane Sonko est venu faire de la provocation devant ma maison en bloquant l’entrée. Et la première contre-vérité est que Ousmane Sonko a dit qu’il était libre de passer partout, y compris devant mon domicile. Seulement il n’a pas fait cela car il s’est arrêté devant mon domicile, a bloqué la sortie de ma maison avec neuf garde-corps armés pour soi-disant présenter son projet pour la ville de Ziguinchor à une association. 

C’est dire qu’il était venu faire de la politique, solliciter un soutien politique à cette association qui ne l’est pas.» Aux yeux de leader apériste, c’est le «premier mensonge» du président de Pastef. «Car si vous avez suivi sa conférence de presse de ce mardi annoncée pourtant avant l’incident et où le seul sujet fut l’incident ; c’est ce qu’on appelle de la préméditation», renchérit Doudou Kâ. Et «l’autre mensonge» de Sonko est le fait qu’il revendique, selon le Dg de l’Aibd, être un homme de paix. «Seulement, liste l’ex Dg du Fongip, sous l’ère Macky Sall, Ousmane Sonko a battu un record macabre avec 14 morts à son actif. 

Et ce pour avoir appelé les jeunes à la révolte, au combat de gladiateurs», enchaîne Dou­dou Kâ. Il poursuit : «En menaçant de mort un jeune de Yeumbeul venu me soutenir à Ziguinchor, à l’instar de tous les autres militants de Doggu pour le grand Sénégal qui sont partout à travers le Sénégal et au niveau de la diaspora, Ousmane Sonko passe pour être un acteur politique violent. Il faut que Ousmane Sonko sache que le combat est local, et qu’il ne doit point s’agripper au Président Macky Sall qui doit sortir du débat local.»


Lors de sa conférence de presse, Doudou Kâ soutient que Sonko «n’est pas un homme d’Etat», «méprise» ses frères. Il demande au président des patriotes de revenir «à la sérénité», à «l’essentiel». Alors qu’il lui lance un ultime défi à trois mois des Locales. «Qu’il le veuille ou pas, il viendra dans l’arène de Ziguinchor, car moi je suis candidat à la mairie. Et s’il a peur de candidater, il n’a qu’à le dire dès maintenant. Le 23 janvier, je lui montrerai que je suis son père en politique à Ziguinchor. Je préfère être un acteur politique mineur qu’un violent acteur politique ma­jeur, car la ville de Ziguinchor n’a pas besoin d’un violent acteur politique majeur mais plutôt d’un bâtisseur», ironise M. Kâ.

Après avoir soldé ses comptes avec le député, Doudou Ka a tenté de baisser la tension. Selon lui, Ousmane Sonko doit «s’imprégner» des valeurs casamançaises. «Il doit comprendre que même si nous ne sommes pas frères de sang, nous sommes liés par le Bukut. C’est mon jeune frère et au-delà un cousin, même s’il le récuse. Il peut compter sur moi pour lui tracer la voie en tant que grand-frère. Car nous sommes tous des frères, des parents. Au-delà de ces valeurs, Sonko et moi sommes des fils de la Casamance et partageons mes demi-frères et de demi-sœurs du nom de Goudiaby et qui ont le même arrière-grand-père que Ousmane Sonko», rappelle-t-il.

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