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Umaro Sissoco Embalo sur l’ex-Président guinéen: «Alpha Condé doit signer sa lettre de démission»

Acter son départ définitif du pouvoir : C’est ce que le chef de l’Etat bissau-guinéen attend de son ancien homologue de la Guinée. Umaro Sissoco Embalo, qui s’est entretenu avec l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique, développe ce point de vue en aparté, en indiquant que Alpha Condé «doit signer sa lettre de démission». Ainsi, le coup de force intervenu dimanche dernier en Guinée fait réagir pour la première fois le Président bissau-guinéen. Umaro Sissoco Embalo, qui n’entretenait pas de bons rapports avec son homologue et voisin de la Guinée, Alpha Condé, a soutenu qu’il s’active pour faire libérer Alpha Condé.

Se disant par principe opposé aux coups d’Etat, M. Embalo dira aux confrères de l’hebdomadaire parisien : «On ne s’aimait pas, mais je suis consterné par ce qui est arrivé. Les images qui ont circulé ne sont pas acceptables et cela m’attriste. Nous étions en désaccord sur presque tout, mais il est mon grand-père.» Avant d’ajouter : «Sitôt après les évènements, je me suis immédiatement occupé du sort de Alpha.»

Le Président Embalo a aussi fait état d’un échange téléphonique qu’il a eu avec le dirigeant ghanéen, Nana Akufo-Addo, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), afin de plaider en faveur d’un communiqué de l’organisation sous régionale condamnant le putsch de dimanche dernier.

Exaspéré par la fermeture des frontières de la Guinée avec ses voisins, Umaro Sissoco Embalo n’avait pas manqué de s’en prendre à son homologue guinéen au sommet de la Cedeao tenu en juin dernier à Accra. Le Président Embalo déclarait en substance : «Je regarde ici, mais personne ne comprend parce qu’il n’y a pas de guerre entre le Sénégal et la Guinée. Du fait de l’esprit d’amitié au sein de la Cedeao, nous devons dire la vérité au Président Alpha.»

Poursuivant son propos, le dirigeant bissau-guinéen précisait : «Il n’avait pas le droit de fermer les frontières avec le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Je n’enverrai jamais des ministres pour signer ces types d’accords.» Aujourd’hui, cette situation n’est plus de mise.

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