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AfroBasket 2021 : Un Cheikh Sarr satisfait, revient sur le parcours du Rwanda

Pour son premier AfroBasket avec sa nouvelle équipe le Rwanda, le technicien sénégalais Cheikh Sarr se dit satisfait de son groupe, malgré une élimination prématurée en 8e de finale.

Comment avez-vous vécu votre premier Afrobasket avec votre nouvelle sélection, le Rwanda ?

Je l’ai vécu avec beaucoup d’excitation, d’enthousiasme. C’est la première fois que je coache une équipe africaine en dehors du Sénégal. J’ai tout le temps eu de grandes attentes sur les fédérations et des exigences aussi. Heureusement, tout ce que je voulais, j’ai demandé et c’était sur le plat. Je n’ai pas eu de problèmes de planning, de programmation parce que sur le choix des plannings et plans, tout a été exécuté et validé correctement. J’ai vraiment très bien vécu mon premier Afrobasket sur le banc du Rwanda. C’est une très belle expérience que j’ai vécue avec ces jeunes, la Fédération, l’organisation, le management. Vraiment c’est une très grande expérience.

Vous avez terminé en barrages, après deux victoires en phase de groupes. Quel est le bilan technique que vous tirez de cette première participation ?

On voulait aller jusqu’aux quarts de finale au moins. C’est ce que je voulais parce que je connais leur niveau. Je suis très satisfait du bilan sur le plan organisationnel et aussi du jeu. Mais sur celui du potentiel humain, je ne suis pas satisfait. J’ai fait le maximum de «scouting» possible pour recruter les meilleurs joueurs. Malheu­reusement, j’ai des joueurs qui sont encore au Collège et qui ne sont pas disponibles. Ils sont nombreux. Ce sont de bons joueurs. Mais la loi de la Ncaa ne leur permet pas de venir jouer. J’ai vu que le Sud Soudan a pris ses joueurs. Ils sont tous là et je n’ai pas compris. Et cela m’a beaucoup manqué. Je pouvais compter sur un gros potentiel, Marius, qui est un pivot de 2,11 m et qui malheureusement avait une blessure au niveau de la hanche. Donc, je peux dire que je suis satisfait en général. Sur le potentiel qui me permet de faire des rotations, équilibrer les changements, là je ne suis pas satisfait.

Et quand on regarde la prestation de l’équipe, on en déduit que vous pouviez aller loin dans cette compétition. Est-ce le cas ?

Bien sûr ! Je me dis qu’on est resté sur notre faim parce qu’il y avait la possibilité quand même d’aller loin. Les équipes qui nous ont battus ne nous ont pas dominés. C’étaient des matchs équilibrés. Ça c’est joué sur des prises de décision, la lecture de jeu, la gestion des dernières minutes. C’est cela qui nous a tués. Il y a aussi la gestion du début de match comme contre le Cap Vert. Là, on était complètement plombé, stressé, beaucoup d’émotions. Si on est éliminé de ce championnat, c’est parce qu’on n’a pas bien géré les dernières minutes. Mais effectivement, j’ai senti qu’on pouvait aller beaucoup plus loin. Franchement, quand je vois les autres équipes, il n’y a pas de grande marge entre nous et elles. Même si on était des outsiders, on a prouvé que c’était possible en battant le Congo et l’Angola.

L’inexpérience de vos joueurs a aussi pesé…

En effet, on a un problème d’expérience. Dans cette équipe, il n’y a que Gasana qui a beaucoup d’expérience de Coupe d’Afrique et Olivier. Tout le reste n’a jamais joué de Coupe d’Afrique. C’est 85% de l’équipe. On a beaucoup de jeunes 21-22 ans. Ils sont très jeunes. Tout le monde nous regarde. Les parents sont là. C’est cela qu’on a peut-être essayé de gérer, en leur disant qu’il faut gérer les émotions, faire attention et jouer en équipe. Et que ce n’est pas en jouant en héro qu’on va gagner. Le message n’est pas très bien passé parce qu’on a vu qu’ils continuaient à faire les mêmes erreurs sur le terrain par inexpérience.

Beaucoup d’observateurs estiment que c’est une compétition très ouverte. Est-ce votre avis ?

On est un peu déçu sur certaines équipes qui n’ont pas emmené leur potentiel. Je pense que le Sénégal a tout fait pour amener sa meilleure équipe possible. La Côte d’Ivoire a fait la même chose, même s’il y a des anciens qui ne sont pas venus. On a vu le Cap Vert qui a emmené tout son potentiel. On a vu aussi l’Ouganda qui s’est renforcé, le Kenya même chose, la Centrafrique a fait des efforts en mettant un nouveau plan avec un nouveau Directeur technique. Il n’y a que le Nigeria qui a déçu. Je pense que le basket africain doit se battre pour que nos meilleurs joueurs viennent dans les Coupes d’Afrique. Comme ça, on a plus de visibilité, plus de respect à travers le monde. Le potentiel est là.

Quelle est l’équipe qui vous a le plus séduit ?

Il y en a deux : c’est la Tunisie qui a la meilleure défense et le Sénégal. Avec le Sénégal, le potentiel est très énorme. Je suis impressionné par la vitesse de jeu, l’adresse, même si je les connais très bien.

Et au niveau de l’organisation ?

Il y a quand même eu un bon timing, il n’y a pas de couacs. Tout se déroule comme prévu. On a également bien géré les cas Covid-19. Chacun fait son boulot.

Alors, c’est quoi votre avenir avec le Rwanda ?

Je continue le travail. On est dans le processus. L’avenir proche, c’est la qualification pour la Coupe du monde en novembre et février. Je suis en train de travailler sur un nouveau plan. Avec le Comité national olympique, on est en train de mettre en place des certifications, le planning sur les programmes de développement des jeunes. Avec la Fiba aussi, il y a beaucoup de voyages à faire. C’est cela mon futur.

Au-delà des Garçons, il y a aussi les Filles que vous gérez. Avez-vous trouvé un coach pour l’équipe féminine ?

Je gère aussi le développement des Filles et j’aide les entraîneurs à pouvoir prendre cette équipe. Mais ce n’est pas dans l’idée du président. Il veut que je gère tout, mais je veux partager aussi. Malheu­reu­sement, c’est eux qui prennent les décisions.

Par Le Quotidien 

wiwsport

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