L'Information, un Droit, Vous Servir notre Devoir

L'Information, un Droit, Vous Servir notre Devoir



Sonko-Bougane : Deux quadras… une ambition !

Ils sont les deux hommes politiques les plus actifs sur la scène. Relativement jeunes, le Pastéfien en chef et leader de Gueum Sa Bopp ont forcé les portes de l’arène politique et ambitionnent d’en changer les codes. Les deux hommes ont des points communs. Ils pouvaient être des amis s’ils ne partageaient pas la même ambition… Le fauteuil présidentiel.

2024 en ligne mire, la course est déjà lancée. Les deux jeunes loups aux dents longues affutent leurs armes pour partir à l’assaut de la citadelle présidentielle. Une tache ardue, tant l’adversaire est réputé coriace, sans pour autant impressionner les deux quadras, animés par la fougue d’une relative jeunesse.

Bougane Gueye, le terrain au cœur

Le leader du mouvement Gueum Sa Bopp est un adepte du marquage à la culotte. Une démarche qui a été expérimentée lors de la dernière tournée du Président de la République. Le patron du groupe D-media a suivi le Chef de l’état à la semelle. Une véritable entreprise de démolition du discours présidentiel. Macky vantait ses réalisations, Bougane brandissait les échecs de son régime. Le leader de Gueum Sa Bopp n’était pas à son coup d’essai. Bougane avait auparavant multiplié les visites de proximité dans les quatre coins du pays. Comme un mur des lamentations, il a recueilli les complaintes des agriculteurs, des maraichers, des pêcheurs… au fil de ses tournées á l’intérieur du pays. Le journaliste et homme d’affaires se positionne ainsi comme une alternative sérieuse. Le leader de Gueum Sa Bopp aurait également des visées sur l’hôtel de ville de Dakar.

Sonko, l’adepte de l’offensive à outrance

Ousmane Sonko a connu une ascension fulgurante sur la scène politique. De la création du Parti Pastef, en 2014 à sa candidature à l’élection présidentielle de 2019 en passant par sa radiation de la fonction publique en 2016, le Pastéfien en chef a fait des pas de géants. Chouchou d’une bonne partie de la jeunesse, Ousmane Sonko est, par ses résultats lors du précédent scrutin combinés au ralliement de Idrissa Seck á la majorité, le porte étendard de l’opposition et il l’assume. Adepte de l’offensive à outrance, Ousmane Sonko multiplie les sorties au vitriol contre le régime qu’il accule à longueur de déclarations. Des sorties fortement relayées par les médias. L’affaire Adji Sarr n’a pas enrayé sa force de frappe mais que pèse, sur le terrain, celui que ses adversaires désignent comme le candidat des réseaux, sociaux. Le parlementaire s’apprêtait á lancer son Nemekou Tour  pour á son tour prendre le pouls du pays et mesurer sa popularité avant de l’annuler face á la fulgurance de l’épidémie.

Même adversaire, même ambition et des frictions

La poursuite du même but crée évidemment la rivalité. Les deux ambitieux ne font pas exception á la règle même s’il y’a parfois entre eux des moments courtoisie. Ousmane Sonko s’était deplacé par exemple a l’investiture de Bougane Gueye Dany á la veille de la présidentielle de 2019. Mais leurs chemins vont se séparer. Ecarté pour défaut de parrainage suffisant, Ousmane Sonko ne va pas bénéficier du soutien du leader de Gueum Sa Bopp qui va déposer ses baluchons chez Idrissa Seck. Le leader de Pastef avait-t-il cela dans un coin de la tête, lors d’une visite a Ziguinchor, quand il lança une pique à Bougane Gueye , “certains opposants de circonstance avancent qu’on ne devait pas profiter de notre visite pour dénoncer l’échec du gouvernement dans la gestion des inondations… On se demande ce qu’ils veulent réellement, cette opposition de Macky, créée de toutes pièces, financée pour guetter la moindre sortie de Pastef. Mais les Sénégalais sont avertis car ils ne leur ont même pas donné l’opportunité de franchir le cap des parrainages”. Une pique bien ajustée et la réplique de la cible ne se fera pas attendre, “visiblement éclipsé par ma descente pour joindre l’acte à la parole en offrant aux sinistrés de la banlieue dakaroise et de la ville de Saint-Louis plusieurs motopompes et des milliers de litres de carburant, Ousmane Sonko a paru comme quelqu’un qui a suffoqué pour avoir essayé d’avaler un os politique au moment où les populations des zones inondées n’attendent rien d’autres que des plats de solutions”… Cinglant. Les deux ambitieux arriveront á recoller les morceaux en attendant, peut être, le prochain accrochage. Le Palais de l’Avenue Leopold Senghor vaut bien… quelques embrouilles.

Mbissane TINE-Seneg

Senegal7

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

L'Information, un Droit, Vous Servir notre Devoir
%d blogueurs aiment cette page :