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4ème Edition du Samedi de l’OHADA : Panel, plaidoirie et procès fictif au menu des débats

La 4ème Edition du Samedi de l’OHADA, s’est tenue ce samedi à la Maison de la Presse. Ladite édition, avait pour thème « Droit OHADA et stratégies de croissance des entreprises ». Cette grande journée dédiée à l’OHADA a été placée sous le haut parrainage de Me Papa Leyti Ndiaye, bâtonnier de l’ordre des avocats.

Elle a été une occasion d’analyser les enjeux de l’intégration juridique OHADA, d’échanger sur l’actualité de ce droit. Le droit OHADA étant tout à la fois « un levier d’investissements » et « un vecteur de développement », le Club OHADA de l’ISDD a durant toute la journée échangé sur ce sujet afin d’en cerner les contours.

Cette journée a également été question pour le Club de contribuer à l’encadrement des étudiants de l’Institut et leur permettre d’évaluer leurs connaissances et de renforcer la teneur de leur culture juridique. Ainsi les étudiants du Club OHADA de l’ISDD ont eu l’insigne honneur de participer de façon significative à la promotion et à la vulgarisation du droit uniforme OHADA.

 » Le droit Ohada est un ensemble de règles qui est là pour accompagner la croissance des sociétés. Certaines matières du droit Ohada sont là pour aider la société dans ces différentes stratégies. Il ya des textes qui sont là et qui régissent la société. Pour les stratégies, il ya le management de la société qui passe par des stratégies. Ces stratégies sont régies par des règles qui sont contenus dans le droit Ohada. C’est la liaison que l’on doit faire entre le droit théorique et l’aspect pratique » a déclaré Zeynab Thiam, présidente du Club Ohada de l’Institut Supérieur de Droit de Dakar.

Un panel sur le « Droit OHADA et stratégies de croissance des entreprises » pour une meilleure appréhension des objectifs de cette organisation qu’est l’OHADA. Ce sujet a permis aux participants de comprendre qu’un cadre juridique unifié favorise les échanges commerciaux et participe au développement commun et à la croissance économique des entreprises donc des États concernés.

 » Sur le plan du thème et du fonds, il s’agissait de revenir sur l’importance de l’encadrement des entreprises dans l’espace Ohada, de la facilité de création des entreprises, d’une liquidation d’entreprise pour sauver les emplois et pour sauver les droits des créanciers. Nous sommes dans un espace communautaire ou tout est devenu uniforme avec l’acte Ohada ou le législateur Ohada encourage l’investissement et la création d’entreprise » a fait savoir Me Bamba Cissé.

Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Pape Leyti Ndiaye, parrain de cette 4e édition s’est réjoui du choix porté en sa personne qui honore ainsi tout le barreau sénégalais.

 » J’ai eu un entretien avec les deux membres du bureau pour m’expliquer que le Club Ohada de l’Institut supérieur de Droit de Dakar voulait désigner le bâtonnier des avocats comme parrain de ce samedi de l’Ohada. Je l’ai accepté et je pense que c’est un honneur pour le barreau, ce choix fait sur ma personne et sur le bâtonnier de l’ordre. Dans la posture dans laquelle je suis, c’est de représenter le barreau dans tous les actes de la vie. Tout ce qui participait aux rayonnements du bureau, je suis preneur dans un contexte de Ohada de stratégie de croissance des entreprises. C’est une très bonne tribune de valoriser l’image du barreau » dira le bâtonnier de l’ordre des avocats.

La finale de la 4e édition du Concours de Plaidoirie de l’ISDD, a favorisé l’émulation, la recherche et l’approfondissement des connaissances juridiques, tout en encourageant la pratique de l’art oratoire. Les deux équipes finalistes de la 4e édition du Concours de Plaidoirie de l’ISDD, se sont affrontées devant un jury composé de d’Avocats et de professeurs de droit pour débattre sur le sujet suivant : « L’avocat est-il le maître du procès ? ».

 » Nous avons trouvé des étudiants qui ont un niveau remarquable, un très bon niveau pour des gens qui sont en licence. Ils ont de bonnes dispositions juridiques et judiciaires. Je pense qu’on a trouvé chez ses étudiants une belle avenir pour ce qui concerne les barreaux d’Afrique car ce ne sont pas seulement des Sénégalais mais aussi des étrangers. En tant qu’avocat, je suis impressionné et même séduit la qualité des prestations des étudiants » a indiqué Me Cissé.

Cependant l’avocat n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux étudiants après leur plaidoirie.  » C’est des postures d’audience, il ne faut jamais tourner le dos au tribunal quand on plaide un dossier, ne jamais mettre les mains dans sa poche, ne jamais attaquer le confrère au cours de sa plaidoirie, rester élégant et courtois » confie-t-il.

Dakar24sn.com

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