L'Information, un Droit, Vous Servir notre Devoir

L'Information, un Droit, Vous Servir notre Devoir

Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique : L’édition génomique au cœur des débats

L’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) a célébré, ce mercredi 30 juin, au Musée des Civilisations Noires, la Journée de la Renaissance Scientifique de la l’Afrique (JRSA). L’édition de cette année a porté sur le thème,  » l’édition génomique : enjeux et perspectives « , un thème introduit par Professeur Yaye Kene Gassama, présidente de la section Sciences Fondamentales Appliquées et Innovations (SFAI).

L’édition génomique est une méthode récente de modification du génome par insertion ou délétion de séquences de gènes à des sites spécifiques. Elle présente l’avantage d’être plus ciblée, plus précise et plus efficace et à moindre coût que les historiques OGM pour lesquels l’introduction des modifications exigeant de l’ADN exogène, s’effectue au hasard au sein du génome.

Elle offre de nouvelles opportunités de thérapie contre les leucémies, le VIH ainsi que les maladies transmises par les insectes, telles que le paludisme, la fièvre jaune et la dengue, domaines où il est noté d’importantes percées technologiques grâce à l’IEG.

 » Il faut réguler au plan de la recherche mais aussi les produits qui sont issus de la recherche. C’est pourquoi nous alertons pour qu’il y’ait un débat car ce n’est plus l’affaire simplement des scientifiques, mais de toute notre société. Quels sont les choix ? Qu’est-ce que nous voulons réellement, quelles sont les limites que nous devons imposer. Ce sont des questions en tant que sénégalais et africains que nous devons réfléchir sur quoi avons nous besoin. Le paludisme, la drépanocytose, la sécheresse sont des problèmes, il faut trouver une solution. C’est vers c’est voie qu’il faudra s’orienter  » a estimé le Professeur Yaye Kene Gassama, présidente de la section Sciences Fondamentales Appliquées et Innovations (SFAI).

Venu représenter le ministre de l’enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne, le directeur général de la recherche et de l’innovation au ministère de l’enseignement supérieur Professeur Amadou Gallo Diop, est revenu sur le rôle que les scientifiques et les chercheurs doivent jouer sur la question des bouillons et les conséquences de la mauvaise alimentation.

 » Notre rôle en tant scientifiques et chercheurs c’est d’éclairer nos gouvernants, nos décideurs politiques dans les bons choix qui à travers la recherche doit venir en appoint à nos politiques de développement. Notre rôle c’est de coopérer avec les industrielles pour matérialiser le résultat de la recherche en terme de produits finis sains. Les pays africains regorgent des ressources qui sont tellement puissantes dans le cadre de la santé des hommes et des animaux qu’avec un peu de meilleurs contacts entre les chercheurs et ces industrielles on peut produire des produits dénués de tout produits toxiques pour la population à sachant que l’alimentation et la nutrition concourent de manière puissance au développement et à la bonne santé des enfants.

Pour Monsieur Diop, la survenue des malades non transmissibles à savoir l’hypertension artérielle, du diabète, sont en augmentation dans nos populations à des tranches d’âge de plus en plus jeunes. On voit des cancéreux qui n’ont que 15 ans ou des gens de moins de 40 ans qui font des dialyses. C’est essentiellement due à notre mode de vie avec une part de la mauvaise alimentation que l’on peut retrouver dans des produits industriels qui ne respectent pas les normes nutritionnelles que les scientifiques peuvent décrire de manière claire et nette.

Le directeur général de la recherche et de l’innovation se veut rassurant. Quand vous allez à l’Institut Technologie Alimentaire, à l’ISRA, il existe des produits qui ont été élaborés tout à fait saine, qui ont des valeurs nutritionnelles avérées à partir de nos fruits et légumes. Il faut que les gouvernements, les populations sachent que le développement de l’Afrique passe par le savoir, la recherche et les innovations.  » Quand on ne cherche pas on ne trouve pas, quand on n’innove pas quand on ne crée pas, les autres qui vont le faire à votre place vont venir forcément vous dominez et vous transformez en consommateurs. Nos pays doivent fortement investir dans l’éducation precose vers des sciences et technologies qui vont faire l’avenir soutenir au niveau des collèges et lycées ces filières et les booster c’est ce qui fait le développement et la puissance des pays du Nord c’est parce que ils ont beaucoup investi dans l’enseignement supérieur et la pratique de recherche accès sur le développement » conclu-t-il.

En marge de cette célébration de la journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique, l’ANSTS a remis trois Prix aux Meilleures Thèses des Écoles Doctorales. Le premier est revenu à Serigne Momar Sarr de l’Université Gaston Berger de Saint Louis avec un montant d’un million 500 mille francs CFA. Le second Prix à Ibrahima Maal de l’Université Cheikh Anta Diop et le troisième Prix est adjugé par Samba Ndoye de l’Ucad.

Dakar24sn.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

L'Information, un Droit, Vous Servir notre Devoir
%d blogueurs aiment cette page :